Nadine Gardères

NadineNBpetitJe m’intéresse au soin autonome, c’est à dire à ce que l’on peut faire soi-même et entre nous pour prendre soin de notre santé, tant au niveau physique que psychique. Je m’y suis intéressée via plusieurs pratiques, dont les plus importantes pour moi, celles qui restent et s’approfondissent avec le temps, sont le yukido d’Andréine Bel que je pratique depuis 2003, et la co-écoute à laquelle je me suis formée en 2012 via l’organisation Réévaluation par la Co-écoute (RC), principalement auprès d’Emma Perrot. J’ai aussi beaucoup dansé mais c’est une autre histoire, bien que reliée par le même intérêt pour l’intelligence du corps. Le site eizada présente l’ensemble de mes pratiques somatiques.

En 2012, j’ai suivi le DU « Techniques du corps et monde du soin » sous la direction d’Isabelle Ginot à Paris 8, qui m’a permis d’approfondir et de structurer une approche réflexive de mes diverses pratiques, dont aujourd’hui la co-écoute.

J’ai commencé à transmettre la co-écoute en 2014 en petit comité et de façon plus formalisée à partir de 2016. Je transmets cette pratique d’abord parce qu’elle m’aide à vivre et qu’elle aide à vivre les gens de mon entourage qui la pratiquent aussi. Elle est simple à intégrer dans le quotidien et fait une vraie différence. Aussi, transmettre la co-écoute me permet de continuer à la penser, chaque occasion de transmission remettant en jeu mes connaissances. Enfin, je trouve enthousiasmant de construire des solidarités dans un domaine qu’on a plutôt l’habitude de réserver à la sphère intime.

Je ne suis pas thérapeute, je n’en ai ni la formation ni le désir. Je suis attentive à connaître et faire connaître les limites de mes compétences et des pratiques que je transmets, c’est un positionnement éthique essentiel pour moi.

J’ai créé un réseau qui réunit des co-écoutant·es d’Isère, Drôme et alentours lors de rencontres régulières. Je suis particulièrement motivée pour transmettre la co-écoute dans ce coin de France afin d’y augmenter les possibilités concrètes de pratique. Mais je peux aussi me déplacer dans tout autre recoin francophone sur invitation.